de la contree dravidienne, on a signale" depuis longtemps des petits sauvages crepus, qu'on a meme pense pouvoir, sur des documents insuffisants, identifier avec les negritos. En r6alite it n'existe pas dans ces montagnes, ni probablement nulle part dans l'lnde, un
temoin de la race primitive comparable, comme purete, aux Andamanais ni meme aux autres Negritos. Ce que Ton trouve la, c'est simplement, mais c'est fort precieux, une population metisse qui continue au dela du Paria la serie generale de l'lnde. Au bord de la foret vierge ou dans les collines partiellement defrichees, il y a des castes demi-Parias, demi-sauvages. La hierachie sociale les classe au-dessous du Paria ; on peut meme trouver des groupes ou le facies negre, nettement dessine, est tout a fait predominant. Ehbien, dans ces groupes, les chevelures sont en general frisees, et on en observe quelques-unes qu'on peut meme appeler crepues. On a done le moyen de prolonger par l'imagination la serie des castes indiennes jusq'au type primitif qui etait (nous n'avons plus qu'un pas a faire pour le reconstruire), un Negre . . . Nous sommes arrives a reconstituer les traits negres d'un type disparu en prolongeant une serie graduee de metis. Par la meme methode nous pouvons determiner theoriquement la forme du crane de ce type. Avec une assez grande certitude, je crois pouvoir affirmer, apres de nombreuses mesures systematiques, que le negre primitif de l'lnde etait sousdolichocephale avec un indice voisin de 75 ou 76. Sa taille, plus difficile a preciser, car les conditions de vie modifient ce caractere, devait etre petite, plus haute pourtant que celle des Andamanais. Quant au nom qu'il convient de lui attribuer, la discussion des faits sociaux et linguistiques sur lesquels est fondee la notion de dravidien permet d'etablir que ce negre etait anterieur aux dravidiens ;